
Avant, quand on me parlait d’art contemporain moyen-oriental et asiatique, j’étais assez sceptique. Ma seule connaissance concernant ces pays se limitait à l’ implantation de leurs restaurants dans ma rue.
Comble de l’ironie, c’est dans une des villes les plus exotiques de France que j’ai rencard avec des artistes afghans, chinois, égyptiens, indiens, iraniens: Lille, me voilà.
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Allez. A d’autres. Je suis consciente que ce titre ne constitue pas l’accroche la plus sexy du monde. Ya peu de possibilités de rendre cet article fun, je le sais. Et pourtant.
J’aime à croire que je suis la Tolérance incarnée en ce qui concerne les musées et lieux d’expositions divers. Voyez-vous, quand j’étais enfant, ma mère me répétait sans cesse qu’il ne faut pas « se fier aux apparences ». Bien souvent ce conseil arrivait quand je lui disais qu’on s’était moqué de mon physique ingrat. Maintenant (malheureusement) arrivée à l’âge adulte, j’applique ce précieux conseil non pas dans mes rapports aux autres, mais dans la construction de ma culture muséale et théâtrale. C’est à dire qu’un musée de la chasse et de la nature ne me fera pas peur, pas plus qu’un report assumé de la cité de la dentelle de Calais.
Balancer sur les gens du Nord peut être un acte naturel et inné pour une parisienne et je suis bien tentée de le faire quand je vois les horreurs que cette région peut engendrer, mais j’ai vraiment envie de vous faire découvrir ce beau lieu, et pour attirer le chaland, sachez que j’ai placé dans cet article les éléments nécessaires au « cliquage »: des nichons, le faciès d’une jolie fille, une référence à Chanel et Marc Jacobs, encore des nichons et le meilleur teeshirt du monde que j’ai eu l’occasion de contempler au terme d’un concert, à Calais même, oui oui.
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Patti a commencé la musique à 24-25 ans, Patti danse comme un tas de brique sur scène, Patti crache.
Beaucoup trop de points communs entre nous deux pour que je ne garde pas au fond de mon coeur un vague espoir concernant ma carrière de rock star.
Voilà ce que j’avais en tête pendant son concert à la Cité de la musique. Donc si quelqu’un a un bon gros tube à la Because The Night à me proposer, je suis preneuse.
Merci d’avance.


« -Bonjour, je suis un concert de rock.
-Bonjour, je suis un spectacle de danse contemporaine »
Bonjour concert est une campagne de publicité comparative qui a pour but de départager les deux grands concurrents culturels : le spectacle de danse contemporaine & le concert de rock. Conçu à la façon d’un battle entre Jérôme Bel et Sonic Youth, la série de sept vidéos revient sur les oppositions entre les deux domaines, en mettant en avant le côté caricatural de ces deux disciplines. (Le spectacle de danse contemporaine fait éditer 3000 affiches moches, le concert de rock en fait 15 sérigraphiées qu’il va chercher à l’imprimerie la veille du spectacle)
« Chômeurs, étudiants, vous ment, on dit que je suis cher, c’est faux, vous pouvez bénéficier de réductions substantielles. Par ailleurs on prétend que je suis chi-ant, c’est inexact. »

Découvert en première partie de Bauchklang au Nouveau Casino, le duo de batteurs de Fill’s Monkey m’avait vraiment branché. Plutôt méfiante au début face à ce que je pensais être une démo de batterie, le côté très théâtral de leur performance m’avait déridée. J’invite donc les rabats-joie néophytes, mais aussi les endorsés Tama et les masterclasseux à se pointer les 11 et 12 janvier à Paris, pour une grosse marade bien bluffante.
Fill’s Monkey en concert à la Loge, 77 rue de Charonne, le 11 et le 12 janvier 2011 à 21h00.
posté par Anne de Montfrite dans Events,Music le 3 janvier 2011 -