Chefs-d’oeuvre?@Centre-Pompidou Metz

Chefs-d’œuvre?
Oué bé ya intérêt que j’en croise des chefs-d’œuvre, parce que 4h de queue pour mater des banalités, non merci.
C’est long 4 heures. T’as bien le temps de te dire « Mais pourquoi je suis allée voir cette exposition le lendemain de l’ouverture du musée? Pourquoi? »
Bref. Dans ce report, je ne m’étalerai pas sur le temps dégueulasse, mon oubli de parapluie et mon procès contre Minelli qui fait des chaussures pas étanches. Mais autant dire que mon humeur était à l’image du temps quand je suis entrée dans le hall de Pompidou II. (Dégueulasse, si tu suis bien)
Je ne vais pas m’arrêter non plus sur le fait qu’au bout d’un moment, tes voisins-de-file-d’attente se sentent obligé de raconter leur vie alors que t’as ton casque sur les oreilles, signe ostentatoire d’une envie zéro de sociabilité. Laissez moi seule avec l’Art. Par pitié.

J’ai retrouvé ma bonne humeur au fur et à mesure de ma découverte de l’exposition Chef-d’Oeuvre?, qui couvre de façon chronologique les secteurs d’une collection issue du Centre Pompidou et du musée d’art moderne : peinture, sculpture, arts graphiques, photographie, vidéo, cinéma, architecture, design depuis 1905. Cette proposition est fractionnée en quatre chapitres qui peuvent se lire indépendamment, ont une durée différente d’exposition, et jouent sur des systèmes d’accrochage parfois opposés. (Quoi? Une scénographie audacieuse en France? Wahou.)
†Chefs-d’œuvre dans l’Histoire – Grande Nef†
Ce premier espace interroge les différentes conceptions et acceptations de la notion de chef-d’œuvre, depuis son apparition au Moyen Age. Un cours d’histoire du bon goût à travers les âges quoi.

Jacques Callot-Gravures de la série des « Gobbi »-1620.
Production capitale , le chef-d’œuvre tire son étymologie du latin caput, signifiant la tête, le sommet d’une chose. Il faut savoir qu’au Moyen-Age, chaque membre des corporations d’artisans a le devoir de fabriquer un chef-d’œuvre selon des règles prédéfinies. Il devient alors maitre et ouvre son atelier dans le corps de métier correspondant: orfèvrerie, tapisserie, etc.
Le chef-d’œuvre, dans ce contexte, ne passe pas par la figure d’un artiste, mais incarne un sentiment de perfection, de savoir-faire.

Ligier Richier-Statue du tombeau de René de Chalon « Le Squelette »-1550
A partir du XVIe siècle, le chef-d’œuvre s’éloigne de sa finalité artisanale et devient l’expression d’une créativité. Les travaux représentent pour la plupart la cruauté du quotidien et attestent d’un intérêt pour la morbidité, la pauvreté.

La notion échappe en partie aux jugements de goût, enfin, du moins à ces jugements que chaque individu prononce à titre personnel quand il est face à un objet d’art. Elle est aussi imprécise que péremptoire. Au fond, dire que c’est un chef-d’œuvre place tout contradicteur en position d’infériorité. Sous l’Ancien Régime, l’Académie élabore des théories sur l’art et définit des canons de beauté. A la même période ouvre le musée du Louvre qui fait de l’accès aux œuvres d’art un droit civique.

Nicolas Sébastien Adam-Prométhée attaché sur le mont Caucase, un aigle lui dévore le foie-1705
Après ce court passage au Moyen-Age (qui d’ailleurs peut laisser de marbre un public non averti. Malgré ses panneaux pédagogiques bien faits, ce discours très « histoire de l’art » risque toutefois de lasser ceux qui sont venu voir des « chefs-d’œuvre » dans le sens spectaculaire du terme), on passe très vite au XXe siècle, à l’Exposition universelle de 1937, où il y eut des performances artistiques mémorables, à commencer par Guernica, mais aussi par les immenses reliefs colorés de Robert Delaunay. Puis à la naissance difficile du Musée national d’art moderne, aux choix très conformistes de la première exposition publique pendant la Seconde Guerre mondiale. Enfin à l’ouverture d’un établissement à vocation historique dans un bâtiment construit en 1937, le Palais de Tokyo, et aux prémices de ce qui deviendra le Centre Pompidou, inauguré en 1977.
Selon Baudelaire, c’est l’année 1863 qui marque la naissance de la peinture moderne: « La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable« .

Emile Friant-La Toussaint-1882.

Salut, chuis moderne.
En 1912 a lieu à Paris le Salon des Indépendants, salon qui, depuis 1884, présente sans jury ou prix, des œuvres diverses au public. Cette année voit deux grandes compositions orner les salles du salon: La Ville de Paris de Robert Delaunay et La Noce de Fernand Léger. Ces œuvres sont alors perçues comme marquantes dans l’histoire de la peinture moderne.

Robert Delaunay-La ville de Paris-1910


Paul Klee-Pfeil im Garten-1929

Panneaux géants que Robert Delaunay avait conçus pour l’exposition Universelle de 1937, mais restés dans les réserves parisiennes, faute d’espace pour les présenter.

Jacqueline Dürrbach-Tapisserie de Guernica, d’après Pablo Picasso-1976.

Les gigantesques panneaux de Robert et Sonia Delaunay ainsi que la tapisserie inspirée de Guernica se font face et se reflètent étrangement dans les miroirs du plafond qui donnent une autre dimension à ces œuvres et obligent à changer de regard.
Le musée national d’art moderne ouvre ses portes en 1942, dans un contexte de guerre. Le but des conservateurs est alors de résister à l’occupant, qui veut réquisitionner le bâtiment, au détriment de l’acquisition d’œuvres d’avant-garde. Dès 1945, il sera enrichi d’œuvres de Picasso, Matisse et aussi par un tableau mystérieux, l’Arbre Rouge de Séraphine de Senlis, une domestique un peu simple qui fait produit des tableaux fabuleux tout droit sorti de son monde « lointain et étranger », avant d’être internée en 1932. Elle sera classé parmi les primitifs du XXe siècle, avec d’autres artistes considérés comme « spontanés » et non éduqués, comme le Douanier Rousseau.

Séraphine de Senlis-L’arbre de vie-1928.
En 1977 a lieu un grand chantier d’acquisitions d’art abstrait géométrique au sein du Centre Pompidou à Paris. Au même moment, Miro se lance dans la réalisation d’un triptyque qui constitue l’aboutissement de sa recherche poétique:
« J’ai mis beaucoup de temps à les faire. Pas à les peindre, mais à les méditer pour arriver à ce dépouillement voulu« .
Ce triptyque a été d’ailleurs spécialement restauré pour l’exposition « Chefs d’œuvre » et clôture son premier espace.


Joann Miro-Bleu 1, Bleu 2, Bleu 3-1961.
†Histoires de Chefs-d’œuvres – Galerie 1†
Cette section s’ouvre sur l’œuvre très impressionnante de Giuseppe Penone et offre au visiteur deux possibilités: soit une succession de salles dédiées aux avant-gardes, les -ismes (fauvisme, cubisme), soir une autre histoire, mettant en valeurs des mouvements et des artistes moins connus du XXe siècle. Cet espace est constitué, à l’inverse de la première section, d’une multitudes de salles, laissant un choix de visite libre, tandis que le parcours linéaire du premier espace guidait énormément notre vision.

Giuseppe Penone- Respirare l’ombra-1999. Installation de feuilles de lauriers.
« Je sens la respiration de la forêt (…) je modèle ma respiration sur la respiration du végétal » Giuseppe Penone

Andy Warhol-Sleep-1963.
Minimal, Sleep est le premier film de Warhol, et l’un des plus emblématiques du cinéma underground. Il montre le poète John Giorno en plein sommeil, à travers une série de gros plans statiques. La caméra de Wharol est dépouillée de tout artifice. Le film dure plus de six heures.

Victor Brauner-L’Etrange Cas de Monsieur K-1934.

Salvator Dali-Lion, cheval, dormeuse invisible-1903.

René Magritte-Le double secret- 1987.

Bruce Nauman-Dream Passage with Four Corridors-1984.
Ce dispositif architectural est né d’un rêve de l’artiste qui le conduisait, à travers un couloir, vers une pièce où il trouvait son double. Il s’organise autour de quatre couloirs étroits violemment éclairés, dont deux sont fermés et rendus impraticables par des néons au sol. Les deux autres, ouverts sur l’extérieur, convient le spectateur à pénétrer dans l’installation. L’espace central est meublé de tables et de chaises fixées au sol et au plafond, dans un effet miroir. Symbole de la torture et de la violence policière, cette œuvre a été voulue traumatique et dénonciatrice par l’artiste.

Jean Renoir-Une partie de campagne-1936
Tenu pour un des accomplissements de Jean Renoir, ce court-métrage a pourtant une histoire contrariée. La pluie retarde le tournage au point que quelques scènes sont abandonnées. Renoir doit s’absenter. Après un premier montage, le producteur Pierre Braunberger veut en faire un long métrage et commande à Jacques Prévert un scénario qui ne sera pas réalisé. La guerre éclate, Renoir quitte la France. A l’issu du conflit, son ancienne compagne reprend le montage, mais la copie de travail a été détruite. Finalement, le film sort en salle dix ans après son tournage.

Marcel Duchamp-Roue de bicyclette-1913/1964.
« En 1914, j’eus l’heureuse idée de fixer une roue de bicyclette sur un tabouret de cuisine et de la regarder tourner« . Premier ready-made, la Roue de Bicyclette n’est d’abord pas destinée à être montrée ailleurs que dans l’atelier de l’artiste. Laissée en France puis ré-assemblée à New York en 1916, elle aurait par la suite été perdue. Cette roue n’est connue pendant longtemps qu’à travers les reproductions. Ce n’est qu’en 1964 que Duchamp accepte qu’elle soit éditée à huit exemplaires, favorisant ainsi son entrée au musée.

César-Compression « Ricard »-1962.

Ben-Le magasin de Ben-1958-1973.
Franchement pas fan du travail de Ben, je n’ai pas pu m’empêcher de m’arrêter devant la reconstitution intégrale de son « magasin » dont cette photo est extrait. Il s’agit d’un authentique commerce et lieu d’art situé à Nice, avant qu’il ne commence à faire des couvertures d’agendas. Mégalomane, Ben systématise le geste de Duchamp et déclare « Tout est art« . Le Magasin se transforme ainsi en une installation-brocante, constamment en métamorphose. L’établissement accueille également des installations et des performances. En 1972, Ben décide de démonter le Magasin pour l’exposer.

Martial Raysse-Raysse Beach-1962.
Cette installation met en scène l’univers familier des vacances en bord de mer. Ce petit morceau de plage exalte la société de consommation et le monde des loisirs, avec en fond sonore de la musique diffusée par un juke-box. Pour la première fois, l’artiste utilise le néon, dont il fera ensuite un usage récurrent. Sous les couleurs flashy et ces objets de boui-boui de bord de mer, Raysse met en avant l’artificialité et la vulgarité.

Martial Raysse-Tableau dans le style français II-1936.


Quentin Tarantino-Inglorious Basterds-2009, extrait projeté dans cette partie du musée.

Première brochure du MoMa, page 1 à 3 avec des annotations d’Alfred H.Barr Jr.
Agréable surprise en la découverte de cette première brochure du MoMA. Les férus d’art et de muséologie apprécieront, idem pour la vitrine consacrée à George Henri Rivière et à sa notion de muséologie.

Louise Bourgeois-Precious Liquids-1992.

Precious Liquids trouve son thème dans un monde intérieur organique. Dans une cellule reprenant la forme cylindrique d’un réservoir d’eau, des récipients de verre surplombent un lit en métal. Cette mise en scène de l’alchimie des liquides corporels(sang, urine, lait, sperme) suggère les pulsions et les désirs inconscients. Au sol, deux sphères noires disposées au pied d’un manteau d’homme représentent le sexe masculin, la figure du père, tandis que les deux sphères blanches évoquent le côté féminin et le sexe de la mère. Sur la paroi extérieure, on retrouve la célèbre maxime « Art i s a guaranty of sanity« , signalant l’esthétique thérapeutique de l’artiste.

Le parvis du centre Pompidou à travers le casier à bouteilles d’Erwan et Ronan Bouroulec.

Pierre Soulages-Peinture 202x453cm, 29 juin 1979.
†Rêves de Chefs-d’œuvre – Galerie 2†
Cette galerie met en scène une proposition de « musée rêvé », qui met en parallèle contenants (les musées) et contenus (les œuvres). On découvre donc une très belle sélection d’œuvres emblématiques de l’art du XXe siècle, accrochés chronologiquement. Un mur sépare l’espace en deux. De l’autre côté de ce mur est esquissé une histoire des lieux d’expositions d’art moderne et contemporain.

Contrairement aux trois premiers espaces qui proposaient un grand nombre d’œuvres, celui-ci fait dans la sélection VIP, avec des pièces soigneusement choisies et mises en avant. Le long d’une vaste galerie, peintures et sculptures emblématiques du XX e siècle, gentiment alignées, font se côtoyer Picasso, Kandinsky, Malevitch, Giacometti ou Pollock.

Bien qu’audacieuse et novatrice, la scénographie est assez mal conçue au niveau du transit du public: un mur qui n’est pas sans évoquer l’architecture du musée juif de Berlin se dresse entre les cartels et les œuvres. Le public est donc obligé de regarder les pièces à travers les cassures de ce mur et de traverser cette galerie de cartels avant d’accéder à la « parade des chefs d’œuvres ». Original, mais pas brillant.



Alberto Giacometti-Homme qui marche-1947.

Yves Klein-ANT 76-1960.
ANT 76 fait partie des plus grandes anthropométries de Klein. Celles-ci constituent un nouveau moment de son œuvre, après ses monochromes, en intégrant le corps comme médium. Lors de leur réalisation publique qui fit scandale, Klein, accompagné par un orchestre, dirige sous les yeux d’une assemblée mondaine trois modèles nues, les « femmes pinceaux » qui s’enduisent de peinture et imprègnent le papier. Le titre fait référence à la pièce Suddenly Last Summer, de Tennesse William, dont le protagoniste est dévoré par des jeunes gens. L’anthropophagie fascine en effet Klein qui convoque ici la férocité du cannibalisme, en déposant violemment les empreintes des corps sur la toile. Une vidéo montrant ses femmes pinceaux est d’ailleurs présentée au côté du cartel correspondant.
Jackson Pollock-Number 26A, Black and White-1948.
Première œuvre à utiliser la technique du dripping créée en 1967 par Pollock, qui consiste à verser de la peinture sur une toile posée au sol, autour de laquelle l’artiste circule et qu’il surplombe. C’est la marque de fabrique de Pollock, qui se met en scène et cultive une image de héros de la peinture.

Pablo Picasso- L’aubade-1942.
Dans cette peinture, Picasso reprend le thème classique de la sérénade. Le salon de musique devient une chambre sombre, à la géométrie anguleuse qui évoque une atmosphère carcérale, en lien avec l’Occupation de l’époque . Le corps de la Vénus, boursouflé, désarticulé et comme saisi de convulsions, s’apparente désormais à un gisant, contrastant avec le visage presque souriant de la joueuse de mandoline. L’impression de violence qui émane de cette toile et de ses multiples formes anguleuses est renforcée par l’éclairage violent que suggère l’opposition des rares plages de couleurs vertes et violettes. Puis, la présence d’un cadre vide, en bas à droite, témoigne de la difficile position d’un peintre dans ce contexte. Seul un oiseau, à peine perceptible sur le corps de la musicienne, laisse entrevoir la persistance d’un espoir.

Hans Bellmer-La Poupée-1935.
Quand Hitler prend le pouvoir, Bellmer se retire peu à peu dans l’isolement. Dans son appartement, il se consacre à la construction d’une fille artificielle d’un mètre quarante, inversant monstrueusement la soi-disant pureté d’un corps parfait. La Poupée ne le quittera plus, elle sera son enfant, sa femme, son double. Limité par la rigidité de son assemblage, il doute de « jointures à boule » cette seconde version. Elle se prête à d’infinies manipulations érotiques que Bellmer photographie.
« Le corps est comparable à une phrase qui vous inviterait à la désarticuler«

Kasimir Malevitch-Croix [noire]-1915.
Exposée pour la première fois en 1915 à Petrograd (Saint-Pétersbourg), cette œuvre appartenait à un ensemble de toiles qui marquèrent le coup d’envoi du suprématisme au sein de la manifestation « 0.10″.
Ce tableau carré ne portait originellement pas de titre: il était répertorié avec les autres toiles de Malevitch sous le dénominateur commun de « masses picturales en repos ou en mouvement ». Cette appellation est révélatrice de la visée de l’artiste: le déploiement spatial des formes qu’il définit « sans-objet », abstraites.
Dans les années 1920, Malevitch confère au motif de la croix des connotations presque religieuse. Mais en 1915, Croix [noire] limite l’interprétation aux rapports « sans objet » entre forme, surface et cadre.
« Toute la peinture passée et actuelle avant le suprématisme, a été asservie par la forme de la nature et attend sa libération pour parler dans sa propre langue et ne pas dépendre de la raison, du sens, de la logique, de la philosophie, de la psychologie, des différentes lois de causalité et des changements techniques de la vie ». Kasimir Malévitch.
Cette partie de l’exposition se termine sur la collection « architecture » du Centre Pompidou. Partant de ce fonds, des recherches ont été menées afin de constituer un corpus d’œuvres originales comportant des maquettes, des dessins de conception, des publications et des photographie rendant compte de la singularité de projets d’architecture muséale. Ainsi, le public peut inscrire les espaces de musées comme autant de « Chef d’œuvre ». J’aime assez cette idée, qui recoupe un peu ce que je remarquais plus haut, après ma découverte de la brochure du MoMA: le chef d’œuvre n’est pas toujours là où on l’attend. L’architecture, la scénographie, tout ce qui touche à la muséologie, participent énormément aux affects et à l’émotion éprouvée face à une peinture ou une installation.

Maquette du Centre Pompidou-Metz.
†Chefs d’Oeuvre à l’infini - Galerie 3†
La dernière partie de l’exposition interroge la persistance de la notion de chef d’œuvre au fil du XXe siècle, à l’ère de la reproductibilité des images. Confrontés à de nouveaux médias, les artistes abordent le chef d’œuvre autrement. Un grand nombre d’entre eux intègre les notions de copie et de reproductions dans leur démarche artistique (cf le travail de Sturtevant dont j’avais parlé ici). Une vitrine qui occupe tout le long d’une grande partie d’un mur de la galerie offre un panel riche et diversifié de publications Dada et Surréalistes ( Laurent Le Bon, le directeur du centre Pompidou Metz, était Commissaire d’exposition lors de l’exposition Dada de Paris il y a quatre ans de cela)

Robert Filliou-La Joconde est dans l’escalier-1969.

Brassai-Graffiti-1960.


Alain Jacquet-Le déjeuner sur l’herbe-1964.
« Les nouveaux copient les anciens. Manet et plus tard Picasso, ont énormément puisé dans l’histoire de l’art. C’est au début des années soixante que le phénomène est revenu en s’amplifiant. C’est vrai que ce type de préoccupation se situe encore dans l’actualité de l’art » Alain Jacquet.



Patrick Neu-Masque-2010 (réalisé uniquement avec des ailes d’abeilles)

Sophie Calle-Le beau, j’en ai fait mon deuil-1986.

Man Ray-L’oeil-1932.



Guy Debord-Réalisation de la philosophie, « Directive n°2″-17 juin 1973.

Annette Messager-Le repos des pensionnaires-1971.
« Rester dans ma carapace, à l’abri, et commencer à me manifester et à oser (ô que ce fut dur!) montrer mes petits bricolages-maisons, voilà je crois l’origine de mes boîtes à ouvrage ou boîtes à malices que j’ai confectionnées entre 1969 et 1972. a la fois intérieurs et extérieurs, ces coffrets douillets protégeaient mes ouvrages et moi-même en tant qu’artiste et aussi en tant que femme. Les trois séries de « Mes pensionnaires » appelés aussi « Mes protégés » prirent donc refuge grâce à mes soins de mère (trop) protectrice et s’intitulent « Le repos des pensionnaires« . Annette Messager

Pierre Bismuth-De chefs d’œuvre à Ordinaire et vice et versa-2010.

† † †
Défi réussi pour ce centre Pompidou II… Le pari était risqué: quand on possède une collection de 65 000 œuvres mais pas assez de surface pour les montrer toutes à la fois, que faut-ilexposer? Les 5000 m2 du centre Pompidou Metz offre une alternative aux quelques 20 000 m2 du Centre Pompidou Paris, mais même en renouvelant aussi souvent que possible l’accrochage, la tâche reste compliqué. Il faut choisir, adopter une stratégie de sélection des œuvres, se mettre d’accord sur l’Écriture de l’histoire de l’art, adopter le point de vue des spécialistes qui veulent entrer dans les détails sans oublier celui des amateurs qui veulent « voir en vrai » des peintures ou sculptures célèbres. Or, le choix du corpus d’œuvres est tout à fait sensé et réussi, de même que la scénographie du lieu.
Un petit bémol malgré tout: à part Dream Passage with Four Corridors, Precious Liquids et Respirare l’ombra , l’exposition propose peu d’installations spectaculaires de l’art contemporain des dernières décennies alors que le Centre Pompidou Paris en possède encore pas mal dans ses réserves.
Mais non. Je ne regrette pas les 4h d’attente. Vraiment pas.

[...] via Filles de Satan. Share this:TwitterFacebookLike this:LikeBe the first to like this [...]
Ping by Birds in little sweaters: Annette Messager’s “Le Repos des Pensionnaires” | The Museum of Ridiculously Interesting Things — 6 septembre 2011 @ 11 h 32 min
[...] La photo vient d’ici. [...]
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